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Cultiver des aromatiques en pot : pot, terreau, arrosage

14 octobre 2026 Main tenant une branche de romarin en pot

Mon premier basilic en pot a duré trois semaines. Le romarin d’à côté, que j’oubliais d’arroser, tient toujours. Ça résume à peu près tout ce qu’il faut savoir pour cultiver des aromatiques en pot. Il y a deux familles, elles ne boivent pas pareil, et le plus grand danger, c’est l’arrosoir.

La réponse en quelques lignes

Séparez les méditerranéennes (thym, romarin, sauge, origan, lavande), qui veulent du plein soleil, un terreau drainant et peu d’eau, des gourmandes (basilic, persil, ciboulette, coriandre, aneth), qui aiment un terreau riche et un sol frais. La menthe vit seule dans son pot. Comptez 20 cm de profondeur pour les annuelles, 30 cm ou plus pour les vivaces, et un trou au fond de chaque pot.

Quel pot choisir pour cultiver des aromatiques ?

Thym en pot sur une étagère métallique

Il vous faut un pot profond d’au moins 20 cm pour les annuelles (basilic, coriandre, aneth) et de 30 cm ou plus pour les vivaces (thym, romarin, sauge). En jardinière, prévoyez 15 à 20 cm d’espace par plante. Et un trou de drainage au fond, sans exception.

Côté matière, la terre cuite est poreuse et protège les racines de la chaleur, mais elle craint les chocs. Le plastique chauffe vite et le terreau s’y dessèche plus rapidement. Le bois isole bien, à condition de le doubler d’une bâche pour qu’il ne pourrisse pas.

Tapissez le fond d’une couche de billes d’argile ou de gravier, sur environ le quart de la hauteur du pot. Et videz la soucoupe après l’arrosage : une racine qui trempe dans l’eau, ça finit mal.

Quelles aromatiques planter ensemble, lesquelles séparer ?

Le bon pot ne sert à rien si on y met des plantes qui se contredisent. Le critère, c’est la soif.

FamillePlantesTerreauArrosage
Méditerranéennesthym, romarin, sauge, origan, lavandeLéger, mélangé à du sable ou du gravierEspacé, laisser sécher entre deux arrosages
Gourmandesbasilic, persil, ciboulette, coriandre, anethRiche, avec du compostRégulier, sol toujours frais
Menthementhe seuleRicheRégulier, dans son propre pot

Le basilic et le thym dans le même pot, c’est un mariage qui finit mal. L’un se noie pendant que l’autre réclame de l’eau. Chacun son camp.

La menthe s’étale par ses racines et épuise le terreau. En quelques semaines, elle a pris la place de ses voisines. Un pot pour elle seule, point final.

Pour le soleil, visez 6 à 7 heures de lumière directe par jour. Le persil est plus tolérant et s’accommode d’un coin plus ombragé.

Quelles aromatiques choisir pour commencer ?

Ne cherchez pas à tout planter. Prenez 5 ou 6 aromatiques que vous cuisinez vraiment : persil, ciboulette, thym, basilic, menthe, éventuellement coriandre. Une plante qu’on n’utilise pas finit oubliée, et une plante oubliée finit sèche.

Le thym, le romarin et la sauge sont vivaces, vous les gardez des années. Le basilic, la coriandre et l’aneth sont annuels, on les ressème chaque printemps. Un pot de thym posé près de la porte de la cuisine se coupe plus souvent qu’un beau romarin au fond du jardin.

Comment planter des aromatiques dans un pot

Posez le drainage, remplissez de terreau adapté à la famille, plantez les aromatiques au niveau du collet (là où les tiges rejoignent les racines), puis arrosez abondamment. En jardinière, décalez les plants en quinconce plutôt qu’en ligne, ils auront plus de place.

Choisissez d’acheter des plants plutôt que de semer si vous voulez de la récolte vite. Plants et graines coûtent à peu près pareil, mais le thym ou la sauge en godet vous font gagner une saison. Pour le basilic, semer chaque année fonctionne très bien.

Comment arroser, nourrir et rempoter les aromatiques

Le trop d’eau tue plus d’aromatiques que la sécheresse. Enfoncez un doigt dans le terreau avant d’arroser, et s’il est encore frais, on attend. En plein été, les gourmandes au soleil peuvent réclamer un arrosage par jour. Les méditerranéennes se contentent de bien moins.

Un engrais liquide de temps en temps profite aux gourmandes en pleine croissance. Les méditerranéennes en demandent peu, un terreau trop riche les rend fades.

Quant au rempotage, les vivaces finissent par s’étouffer. Divisez la ciboulette tous les 2 à 3 ans, rajeunissez la sauge tous les 3 à 4 ans. Le geste est le même que pour rempoter une plante d’intérieur, avec un pot un peu plus grand, un terreau frais et un bon arrosage derrière.

Comment récolter sans épuiser la plante

Coupez souvent, et petit à petit. Sur le basilic, pincez le haut des tiges juste au-dessus d’une paire de feuilles : la plante se ramifie au lieu de filer en hauteur. Retirez les boutons floraux dès qu’ils apparaissent.

Sur la ciboulette, coupez les tiges à quelques centimètres du sol, elles repoussent. Pour le thym et le romarin, prélevez les jeunes tiges tendres, sans tailler dans le vieux bois qui ne repart pas.

Que deviennent-elles en hiver ?

Le thym, le romarin, la sauge et la ciboulette sont vivaces : ils repartent au printemps. En pot, protégez-les des grands froids, contre un mur exposé au sud ou sous un voile d’hivernage, et surveillez que le terreau ne reste pas détrempé. Le basilic, lui, ne passe pas l’hiver dehors : on le ressème au printemps. Bonne nouvelle si vous lisez ceci en octobre : l’automne convient très bien pour installer les vivaces en pot, alors que les annuelles attendront le printemps.

Un pot par famille, et la cuisine sent bon

Pour cultiver des aromatiques en pot, retenez trois réflexes : un pot profond et percé, une famille par contenant, un doigt dans le terreau avant chaque arrosage. Le reste s’apprend en coupant la première branche de thym pour le poulet du dimanche.

Questions fréquentes sur les aromatiques en pot

Peut-on cultiver des aromatiques en pot en intérieur ?

Oui, à condition d’avoir une fenêtre très lumineuse. Les gourmandes comme le basilic ou la ciboulette s’en sortent sur un rebord bien exposé. Les méditerranéennes, elles, préfèrent dehors, au plein soleil.

Pourquoi mon basilic jaunit-il ?

Le coupable numéro un, c’est l’excès d’eau, surtout dans un pot sans drainage ou avec une soucoupe pleine. Le froid nocturne et le manque de lumière font aussi jaunir les feuilles. Vérifiez le drainage en premier. Si les feuilles sont plutôt grignotées que jaunies, le coupable est un insecte, pas l’arrosage : voir quel insecte mange le basilic.

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